Il en aura fallu du temps, mais nous y sommes : la poupée Barbie, créée en 1959 et devenue en quelques années le jouet préféré des petites filles du monde entier, va changer radicalement de formes. Et si « formes » est au pluriel, c’est parce que la société Mattel s’est décidée à commercialiser, enfin, des Barbie avec des corps différents et nettement plus ressemblants de ceux des vraies femmes en chair et en os. Longtemps critiquée par les féministes pour avoir prôné une image très normalisée de la femme (blonde très fine à gros seins et élancée), Mattel répond à l’évolution de la société avec des Barbie « originales », grandes, petites ou aux formes généreuses, chaque nouveau « physique » étant lui même disponible en plusieurs teintes de peau ou de cheveux (car la diversité ne s’arrête pas à une forme de corps).

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La nouvelle stratégie de Mattel a été saluée dans les médias américains, mais l’on se demande tout de même si l’initiative sera étendue à Ken, petit ami de Barbie et pur produit normalisé du type beau gosse brun et musclé, ce qui n’est pas vraiment représentatif non plus de ce que sont réellement les hommes dans leur grande majorité.  Au cinéma aussi, l’arrivée des actrices rondes (Mc Carthy, Shumer) ou du genre « la voisine d’à côté » (Anna Kendrick, Lena Dunham) montrent que les normes sont en train de changer. Là encore, on ne peut que souhaiter que cette évolution puisse aussi atteindre la représentation des hommes, qui sont soit des mâles alpha ultra désirés, soit des types banals qui jouent alors des rôles de chic types coincés dans la friend-zone (ou des méchants, parce que le méchant est moche forcément…). A moins que le sexisme dans la représentation ne gêne finalement que lorsqu’il ne concerne que les femmes…

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Aura t-on droit aussi à un Ken bedonnant ?