Votre serviteur n’est pas un très grand fan de Rugby. Autant être honnête, il y a quelques années je ne trouvais même strictement aucun intérêt à voir des types se lancer à la main une balle même pas ronde, se plaquer au sol et finir par se décoller les oreilles lors de mêlées rugueuses. Mais il y a une parenthèse à ce désintérêt général, et cette parenthèse, je la dois à un seul homme, une légende du Rugby qui vient de nous quitter à l’âge beaucoup trop jeune de 40 ans : Jonah Lomu; taillé comme un super héros Marvel, rapide comma la foudre, ondoyant comme un guépard et d’une puissance de buffle, Jonah Lomu me fascinait, littéralement.

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A lui seul, le joueur néo-zélandais transformait le rugby en autre chose, SA chose, un théâtre de possibilités où l’on attendait plus que ses apparitions, ses éclairs de feu qui transformaient ses adversaires en pantins ridicules, qu’il trainait souvent sur plusieurs mètres malgré la grappe de bras accrochés à lui. C’était beau, flamboyant, même pour quelqu’un qui ne connaissait pas grand chose au rugby; la classe absolue des actions de Lomu flirtait avec les plus beaux paniers d’un Michael Jordan, les feintes de corps d’un Pelé, et moi le rationnel je ne trouvais aucune explication au fait qu’un type aussi gigantesque pouvait se mouvoir avec une telle vitesse, une telle agilité et une telle puissance à la fois, comme si Dieu avait voulu créer un équivalent rugbystique d’un Maradona, en beaucoup plus costaud, et sans les simulations au moindre contact. Et puis Jonah Lomu a finit par arrêter le rugby à cause de problèmes de santé, et moi aussi j’ai arrêté de regarder le rugby par la suite, comme si je savais déjà que je ne retrouverais plus jamais cette magie perdue.

Fabuleux.